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186 Les Spectacles de la Foire.
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ques-unes des pièces qui furent jouées chez Octave : Arlequin empereur dans la lune, par Rémy et Chaillot (foire Saint-Ger-main'de 1712); Arlequin au sabbat, pièce en trois actes, par J. A. Romagnési, musique du divertissement par Lacroix (février 1713); le Festin de Pierre, opéra comique en trois actes et en vaudevilles, sans prose, par Letellier (foire Saint-Germain de 1713); Arlequin jouet de la fortune, ou Arlequin favori de la fortune, cpéra comique en quatre actes et en vaudevilles, par du Vivier Saint-Bon (3 février 1714); les Aventures de Cythère, comédie italienne en quatre actes et en vaudevilles, sans prose (foire Saint-Laurent de 1715); Arlequin gentilhomme malgré lui, opéra comique en trois actes, avec trois divertissements, par Dorneval, musique d'Aubert (3 février 1716); Arlequin traitant, opéra comique en trois actes et en vaudevilles, avec des danses et des divertissements, par Dorneval (mars 1716); etc., etc.
(Mémoires sur les Spectacles de la Foire, I, 132. — Dic* ' tionnaire des Théâtres, I, 199, 229, 244, 250, 288, 334 ; II, 541 ; IV, 10.)
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I
L'an 1712, le 6- jour de février, fur les quatre heures de relevée, en l'hôtel de nous Simon-Mathurin Nicollet, etc., eft venu et comparu fieur Pierre Villot-Dufey, l'un des comédiens ordinaires du Roi, tant pour lui que pour les autres comédiens -du Roi, fés confrères : Lequel nous à dit que, no-nobftant l'arrêt du Parlement du 2 janvier 1709 qui faitdéfenfes auxdanfeurs de Corde de faire fervir leurs théâtres à d'autres ufages que ceux de leur pro-feffion, et celui du 25 juillet 1710 qui leur fait défenfe.de jouer la comédie par dialogues, colloques, monologue et cn quelque manière que ce foit, lef-dits danfeurs dc corde continuent de contrevenir auxdits arrêts ; ce qui fait un tort confidérable auxdits comédiens du Roi qui ont un intérêt très-puif-fant de porter leurs plaintes à la Cour defdites contraventions ; pourquoi il nous requiert de nous tranfporter le jour d'hui dansle" préau de la foire St-Germain, dans la loge où le fieur Octave, ci-devant acteur de la troupe italienne que le Roi a renvoyée, et affocié à plufieurs Italiens, fait fés repréfentations, pour dreffer procès-verbal de la contravention pour leur fervir et valoir ce que de raifon. Requérant au furplus que nous ayons à parapher avec lui une affiche intitulée : « La Grande Troupe repréfentera vendredi 5- février le Re-
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